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Introduction

La floraison est la phase la plus attendue de la culture du cannabis : c’est le moment où la plante déploie ses inflorescences et produit les précieux trichomes. Lorsqu’elle est cultivée en intérieur, la floraison est déclenchée par un cycle lumineux de 12 heures de lumière et 12 heures de nuit. En extérieur, elle commence après le solstice d’été, quand les jours raccourcissent ; dans l’hémisphère nord cela se produit généralement entre le 20 et le 22 juin[1]. Selon Sensi Seeds, lorsque les conditions et les nutriments sont adéquats, cette phase produit des têtes lourdes et savoureuses[2].

Il est important de différencier les variétés photopériodiques et autofleurissantes : les premières déclenchent la floraison en réaction à la durée d’éclairage, tandis que les autos entrent en floraison automatiquement au bout de 4–6 semaines, quelle que soit la photopériode[3]. Le calendrier présenté ci‑dessous concerne les variétés photopériodiques en intérieur, mais les principes (nutrition, environnement et observation des trichomes) s’appliquent aussi à l’extérieur.

Avant de commencer

  • Préparer le substrat et la nutrition : avant la floraison, assurez‑vous que le milieu de culture est bien drainé et riche en vie microbienne. Pendant les premières semaines de floraison, conservez une dose d’azote modérée et augmentez progressivement les apports en phosphore et potassium[4].
  • Environnement contrôlé : la floraison exige un climat stable. Une température de 20–26 °C et une humidité relative de 40–50 % évitent la moisissure tout en favorisant la formation des trichomes.
  • Lumière adaptée : passez de la lumière de croissance à un spectre plus chaud (dominance rouge) pour encourager le développement des fleurs. En extérieur, sachez que les jours raccourcissent naturellement après le solstice d’été[1].

Semaine 1 : début de la floraison et stretch

La première semaine marque la transition entre la phase végétative et la floraison. Les plantes commencent à allonger leurs tiges et peuvent presque doubler de taille ; ce phénomène est appelé stretch[5]. Continuez d’administrer les nutriments de croissance pendant au moins une semaine et adaptez l’intensité lumineuse. Cette phase est idéale pour pratiquer un Low‑Stress Training (LST) ou attacher les branches afin d’optimiser la pénétration de la lumière[5].

  • Surveillez l’apparition des premiers pistils. Ces poils blancs indiquent que la plante est femelle et qu’elle commence à fleurir[6].
  • Maintenez un apport équilibré en azote, phosphore et potassium (N‑P‑K). Selon Humboldt Seed Company, les plants continuent d’apprécier des nutriments complets au début du stretch, puis on augmente légèrement le phosphore et le potassium[4].

Semaine 2 : apparition des pistils et augmentation des nutriments floraison

Les pistils (stigmates blancs) se multiplient et deviennent plus visibles le long des nœuds. C’est aussi à ce stade qu’il faut augmenter les nutriments de floraison, notamment en phosphore et potassium, tout en réduisant progressivement l’azote[6]. Humboldt recommande d’ajouter du calcium et du magnésium pour soutenir la structure des tiges pendant le pic de stretch[7].

  • Différencier les sexes : éliminez les plantes mâles pour éviter la pollinisation accidentelle. Les mâles développent des grappes de fleurs en forme de petites boules alors que les femelles produisent des pistils filiformes.
  • Gestion de l’humidité : abaissez légèrement l’humidité relative (~45 %) pour prévenir les champignons.

Semaine 3 : fin du stretch et formation des premières têtes

À la troisième semaine, les plants ont souvent atteint environ 50 % de leur hauteur finale et le stretch ralentit[8]. Des amas de fleurs se forment aux nœuds et la structure des têtes commence à se dessiner. C’est une phase sensible :

  • Surveillance des nutriments : continuez d’augmenter le P et K et surveillez les signes de carence ou de suralimentation. Les feuilles tachées ou brûlées indiquent une brûlure nutritive[8].
  • Aération et taille des feuilles : assurez une circulation d’air suffisante et envisagez de retirer quelques grandes feuilles obstruant la lumière. Humboldt suggère d’élaguer légèrement pour améliorer la ventilation et éviter les nuisibles[9].

Semaine 4 : consolidation des buds et intensification des arômes

Cette semaine marque la fin du stretch : la plante cesse de croître en hauteur et concentre son énergie sur la production de fleurs plus volumineuses et plus résineuses[10]. Les trichomes deviennent nombreux et l’odeur s’intensifie.

  • Supports et tuteurs : les branches peuvent devenir lourdes ; utilisez des tuteurs ou des filets pour éviter qu’elles ne se cassent[10].
  • Pas de stress supplémentaire : évitez toute taille ou entraînement supplémentaire, car la plante se concentre sur la floraison. Laissez‑la tranquille pour qu’elle puisse développer des fleurs denses[10].

Un bouton floral dense et résineux en culture intérieure.

Semaine 5 : gonflement des têtes et maturation des pistils

À la cinquième semaine, les têtes continuent de grossir, et de nouveaux sites floraux apparaissent le long des tiges principales[11]. L’odeur devient très forte. Les pistils commencent à se courber et à brunir. Les trichomes changent de couleur : de transparents, ils deviennent laiteux.

  • Booster PK : beaucoup de cultivateurs ajoutent un booster de phosphore/potassium pour répondre à la forte demande énergétique des fleurs[12].
  • Contrôle des odeurs : prévoyez un filtre à charbon ou un système d’extraction efficace pour gérer l’intensité olfactive.
  • Surveillance des pestes : l’environnement chargé en sucres et résines attire mites et moisissures. Inspectez régulièrement les feuilles et les têtes.

Semaines 6–7 : maturation et préparation de la récolte

Durant les semaines 6 et 7, les têtes atteignent leur taille maximale et commencent à se densifier. Selon Royal Queen Seeds, la plupart des variétés sont prêtes à être récoltées après 8 semaines, mais certaines sativa peuvent prendre plus de temps[13].

  • Surveiller les trichomes : lorsque 25–50 % des trichomes passent de laiteux à ambrés, c’est le moment idéal pour récolter selon le type d’effet désiré : plus d’ambré donne un effet plus « stoned »[14].
  • Flushing : commencez un rinçage à l’eau pure (pH équilibré) deux semaines avant la récolte pour éliminer les sels et améliorer le goût[13]. N’ajoutez plus d’engrais et laissez les plantes consommer leurs réserves internes.
  • Réglage de l’humidité : abaissez l’humidité (35–40 %) pour éviter la pourriture des têtes en fin de floraison.

Semaine 8 et au-delà : dernière ligne droite et récolte

Certaines variétés sont prêtes à la huitième semaine, tandis que d’autres nécessitent une ou deux semaines supplémentaires. Poursuivez la surveillance :

  • Trichomes : attendez que la majorité des trichomes soient opaques avec un soupçon d’ambre[13]. Cela garantit que les cannabinoïdes et terpènes sont à leur apogée[14].
  • Conditions environnementales : maintenez des températures légèrement plus fraîches la nuit pour encourager la production de terpènes et réduire la transpiration.
  • Récolte : lorsque vous êtes satisfait de la maturité, coupez les branches, retirez les grandes feuilles et faites sécher les têtes dans un espace sombre et ventilé pendant 7–14 jours.

Conseils pour l’extérieur et l’autofloraison

  • Culture en extérieur : la floraison commence après le solstice d’été, lorsque les jours raccourcissent[1]. En extérieur, surveillez la météo : la pluie et l’humidité favorisent la moisissure. Un abri ou une serre ventilée est recommandé.
  • Autofloraison : les autos ne répondent pas au cycle lumineux et fleurissent automatiquement après 4–6 semaines de croissance[3]. Suivez des apports nutritifs similaires mais adaptez les doses à leur cycle plus court. Elles tolèrent généralement moins de stress et de taille.

Conclusion

La floraison du cannabis est une période fascinante qui demande vigilance et patience. En suivant attentivement l’évolution des plantes semaine après semaine — du stretch initial jusqu’à la maturation des trichomes — vous mettez toutes les chances de votre côté pour obtenir une récolte abondante et aromatique. N’oubliez pas d’adapter l’environnement (lumière, humidité et nutriments) en fonction de chaque phase et de rester à l’écoute de vos plantes. Avec ce guide 2025, vous disposez d’un calendrier détaillé pour maîtriser chaque étape de la floraison et savourer le fruit de votre travail.

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